Plan cancer européen BECA : la filière se bat contre la vision hygiéniste et pour un modèle de consommation responsable

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Le rapport de la commission spéciale sur la lutte contre le cancer du Parlement (BECA) a été adopté mercredi 16 février par 652 voix pour, 15 contre et 27 abstentions.

Si la commission spéciale créée en juin 2020 avait organisé un processus de consultation à travers une série d’auditions publiques, le rapport non législatif piloté par la française Renew Europe Véronique TRILLET LENOIR cancérologue était promis à être sans concession pour le secteur. Un an plus tard, au mois de juin 2021, le projet de rapport était instrumentalisé sur la question du risque alcool afin non seulement de revenir sur des acquis législatifs récents dans le cadre de la Politique Agricole Commune mais encore pour ouvrir la porte à un étiquetage sanitaire disproportionné à l’instar de ce que connait le tabac et ceci sur la base de l’idée que toute consommation d’alcool est un risque accru pour le cancer.

Contrairement aux usages du parlement, il a été impossible d’envisager des amendements de compromis entre les groupes pour remettre un peu de bon sens dans ce rapport. Compte tenu de la sensibilité du sujet cancer, les groupes politiques se sont également révélés incapables de consignes de vote.

Sur cette base, l’ensemble des membres du Conseil d’administration de la CNAOC et notamment votre président Thiébault HUBER s’est donc mobilisé dans la dernière quinzaine auprès de tous les députés y compris de parfaits inconnus, pour le secteur et favoriser ainsi le vote en séance plénière, de quelques amendements de bon sens.

Finalement, notre secteur s’en sort avec un rapport dans lequel les députés ont réintroduit une forme d’équilibre et ont fait sortir les propositions les plus délétères en termes de présentation des produits. Cela était d’autant plus nécessaire que l’on voit déjà poindre des restrictions pour le vin en matière de promotion des produits agricoles.

Des amendements ont ainsi pu rappeler que c’est l’abus d’alcool qui est dangereux pour la santé et non sa seule consommation. L’invitation à la mise en place de messages sanitaires a été supprimée au profit d’une invitation à la consommation responsable modérée.

 

Si le résultat de ce vote reste positif pour le secteur il n’en constitue pas moins un coup de semonce au niveau européen qui doit conduire tant nos organisations européennes que nationales à renforcer leurs liens sur les rapports entre alcool et santé.